Très bonnes petites conditions les mercredi 3 et jeudi 4 mai dernier à la centrale à hossegor ! Ca fait du bien de tâter de la vague bien puissante et du shorebreak creux et agressif.

Panorama


Vidéo shorebreak

Trop de vent le jeudi à la piste
Rien à ne se mettre sous la planche, alors place aux photos (Côté Bassin et Truc Vert ):

Dédicace au crew des FDP

Position de combat

???

???

Bassin

Naïade

Bien le bonjour fidèle lecteur! Ca faisait un petit moment que je n'avais rien ajouté sur ce blog qui ma fois connait un succés plus que surprenant. Mais bon, je ne vais pas m'en plaindre quand même. Ca fait bien plaisir, voilà tout.
Bon en tout cas maintenant, je vais pouvoir te raconter les derniers évènements surfistiques. Bah oui, cette absence prolongée s'explique par la succession de journées bien remplies, entre recherche de "vrai" taff, sorties, boulots et surtout sessions. Depuis une semaine j'ai réussi à m'envoyer 4 sessions aussi différentes les unes que les autres mais toutes bien cool !
Jeudi 6 Avril
Alors là je me suis fâché après les modèles de houle et les ingénieurs prévisonnistes cachés derrière. Une bonne journée de petit surf semblait être prévue. C'est pourquoi en sortant du taff à 15h30, je kidnappe un pote, direction la côte, pour un petit coup de surf, histoire de faire le vide et de quitter cette agitation bordelaise. 1h après me voilà face au pic, enfin face au cure-dent, vu la taille! Tu sais, ce genre de vagues qui ne sont perceptibles du haut de la dune qu'après moultes gymnastiques occulaires et autres plissements de paupières. Je décide alors de contempler le plan d'eau de plus près et de rester une petit moment sur le sable pour profiter de la chaleur et du soleil tant attendu.
Et puis me revient à l'esprit ces derniers jours de disette, sans houle rééllement praticable à se mettre sous la dérive et sans soleil. Alors n'écoutant que mon courage, je me jette à l'eau pour affronter les éléments déchainés. A vue de nez, je m'apprête à lacérer un bon 30cm au garot ! Pourvu que je ne coule pas une fois debout me dis-je!
Le passage de barre fut très physique. Il ne me suffisait qu'à lever les bras pour éviter les séries monstrueuses. Bref j'arrive au pic à pieds, presque sec. Pour le style, je décide tout de même de ramer un peu pour mieux me placer. Et là je crois que l'océan se foutait copieusement de ma gueule. Les séries ne faisait que se dépacer, mais à l'inverse de moi bizarrement. Après une lutte acharnée j'arrive tout de même à chopper quelques rougnes. Petit à petit je devenais surfeur de clapot ! Ca c'est la classe mondiale.
Après 1/2h à batailler je vois 3 gars qui arrivent sur ce micro pic. Je me dis "merde", il va falloir partager ce peu de vagues! Et à ma grande surprise il s'agissait de potes de la fac. Rien que de se voir en train de ramer sur de telles conditions nous étions tous morts de rire. La dernière fois que nous avions surfer ensemble ici (à la Grande Crohote!), les vagues étaient aussi grosses, ou plutôt aussi petites et nous avions rebaptisé le spot : teahupii (= teahupoo en petit). Bon il y eu quand même quelques séries frôlant les 50 cm.
L'un deux me raconte qu'il revient d'un petit séjour à Hawaii, tout frais payés par la fac pour un congrés en rapport avec la thèse qu'il effectue en ce moment. Et là je deviens vert avec de la salive qui me dégouline de la bouche. Après avoir bavé un bon moment devant son récit de spot mythiques et d'eau chaudes, j'entends mon pote qui, depuis le rivage, m'hurle des trucs que je ne comprends pas en me montrant le large. Je me dit qu'il voit une énorme série arriver, ou une attaque de grand blanc ou un tsunami qui rentre en ligne ... Et non, rien de tout ça, en fait, c'était un banc de dauphins à quelques dizaine de mètres de nous. C'était vraiment terrible de voir ça. On se serait cru devant un reportage à la Cousteau (le bonnet qui pue la moule en moins).
Face à toute cette excitation je rame de plus belle sur tout et n'importe quoi. Et malgrés le manque de potentiel du clapot et le nombre de micro bouts déferlant de ci de là, l'hawaiien et moi arrivont à nous collisionner 2 fois. Bilan: une de mes dérives lui à a coolement caressé le genoux et son tail à eu très chaud au cul sur une autre de mes trajectoires ultra tendues et full speed.
Au final, une session bien agréable, avec de bon éclats de rire, une bonne recharge de mes batteries solaires et une vision de la nature dans toute sa splendeur, bref du bonheur en tube.
Samedi 8 Avril
Bon cette fois, le surf s'annonce bien meilleur. La houle est petite et courte, mais bien présente.
Après avoir longtemps hésité en visonnant les cams, et apès avoir pesé le pour et le contre, je trace à l'eau vers 16h30, direction la Grande Crohote encore et toujours. Une fois devant, ça change de la dernière session. Quelques gonzes s'excitent sur un gauche molassone et ultra outside. En mattant longuement le plan d'eau je vois une droite d'environ 1m speed et presque creuse plus proche, vierge de tout surfeur et passant suffisament de fois pour que je m'y jette. Et là, 1h de pur bonheur avec ce pic pour moi tout seul. Des droites qui ouvrent en pagaille, de bons carves... Bref je me suis gavé.
Mardi 11 Avril
16h30 à la plage et gavage de droite et de gauche avec mon acolyte bodyboarder. C'était à toi, à moi pendant plus d'1h sur des bouts un peu mous d'un petit mètre. C'est ce jour là que j'ai réalisé que mon style backside était très proche de celui d'une majorette en pleine séance de houla-up. Merci Laurent de m'en avoir fait prendre conscience.
Vendredi 14 Avril
Toute la veille, j'ai scruté les préviz' pour arriver à la conclusion qu'il ne fallait râter ce vendredi pour rien au monde. Houle longue de presque 2m, vent offshore évidemment et soleil au summum de ces possibilités. Par chance je ne bosse qu'à 13h30. Alors après un réveil très matinal, j'arrive devant le spot à 8h30 avec un collègue biscotteur de talent. Effectivement la houle et le petit vent sont au rendez vous, mais le plan d'eau n'est pas aussi clean que ce que je pensais. En gros va y'avoir de la rame, de la bouffe et du sport. Un échauffement intense s'impose, surtout sous la fraicheur matinale.
La mise à l'eau se passe plutôt bien et nous arrivons sur une gauche solide et speed de plus d'1m50. Le courant est fort et le placement permanent pour se caler au bon endroit sans trop manger les séries qui décalent. Mais connaissant mon style et mon assurance backside, je suis un peu rétissant quant à me lancer tout schuss dans un take off bien raide. Les séries sont très espacées et j'essaye en vain de ma placer à limite d'une droite qui rentre de temps en temps. Bref mon pote et moi bataillont un bon moment avant de nous décider à nous rapprocher du bord histoire de prendre plus de vagues, même si elles semblaient plus fermer qu'autre chose. Vérification faite, elles fermaient gavé. Je me suis fait démonter par une série plus épaisse que les autres et me suis retrouvé au bord en un rien de temps. On décide alors de se caler plus au sud sur une droite à priori plus qu'exploitable. Elle est vraiment creuse par moment et un mec se fait même partager sa board devant mes yeux ebahit par la violence du choc. Mais la marée et le jus se mettent dedans et nous n'arrivont qu'à chopper la toute fin de ce pic qui ne marcha plus ensuite.
Dernière solution un bout de gauche encore plus sud, jetant plutôt bien. Et là, en un rien de temps nous nous retrouvons dessus, et vue la distance que nous avions à faire, je réalise que le courant est de plus en plus fort. Pas manqué. Impossible de se placer correctement et donc devant ceci et la montre qui m'indique que je bosse dans moins de 2h et que j'ai un tas de truc à faire avant, nous abandonnons notre poste. Non sans mal, car le retour quasi à la rame nous acheva.
Bref une session bien sportive, pour un maigre résultat en terme de vagues exploitées. Quel sport ingrat !!! Mais c'est tellement bon et ça fait tellement de bien. Alors on en redemande à chaque fois...
Rider en rolls, c'est possible, et ça c'est pas un poisson d'Avril :

THE S-CORE TEST TOUR
Dates : 1 au 30 avril
Spot : côtes française.
Si tu veux tester les planches salomon, c'est le moment où jamais ...

N'oublions pas ...
Malik Joyeux, surfeur professionnel tahitien âgé de 25 ans, et depuis deux ans dans le team Oxbow, s'est noyé vendredi 2 décembre à 10h30 après avoir été balayé par une vague sur le spot de Pipeline sur le North Shore d’Oahu, à Hawaii. Malik, originaire de l'île de Moorea en Polynésie française, n'a pas survécu après avoir passé entre 10 et 15 minutes sous l'eau.
Il a subit un violent wipeout alors qu’il ridait une vague d'environ 2,50 mètres, selon le photographe Bruno Lemos qui se trouvait sur la plage au moment de l'accident. Selon lui, la lèvre s'est abattue sur lui alors qu’il était dans le tube, cassant sa planche en deux et arrachant son leash. Ne le voyant pas remonter, de nombreux surfeurs et photographes témoins de la scène ont plongé pour tenter de le retrouver. Son corps est réapparu sur la plage de Pupukea à droite de Pipeline 10 à 15 minutes plus tard. Après des tentatives de réanimation, il a été transféré à l’hôpital de Kahuku où son décès a été déclaré.
Une soixantaine surfeurs est sorti de l’eau pour former un immense cercle sur la plage et prier.

Malik Joyeux était probablement le meilleur surfeur que la Polynésie ait engendré. Il avait débuté dès l'âge de huit ans.
En 2003, il avait remporté le prestigieux Billabong XXL Tube of the Year en ridant la plus gros tube jamais surfé. L'an dernier, il avait multiplié les parutions et les unes de magazines. En 2005, il s’était définitivement affirmé comme le maître de Teahupoo lors des dernières grosses sessions avec son équipier de tow-in, Manoa Drollet.
Toute la communauté surf témoigne son chagrin et sa sympathie à ce surfeur qui n’avait d’égal à son courage que sa gentillesse. Il était aimé de tous. Il restera à jamais dans nos cœurs.









