Il y a quelques temps de cela, une collègue me demanda si j’étais intéressé pour récupérer une planche de surf. Elle appartiendrait à son cousin, qui l’aurait lui-même récupérée dans une décharge sauvage, dans l’espoir de se mettre un jour au surf. Le courage et le temps n’étant plus de mise, elle croupirait dans un pseudo garage depuis près de 2 ans, dans l’attente d’être de retour aux ordures pour être éventuellement recyclée en string de pieds (ou tong pour les novices) sans passer par la case océan.
Tel un bon samaritain, sauveur de planche à surf à l’abandon, je lui répondis nonchalamment : « pourquoi pas !?! », sous entendu : « un peu mon neveu qu’j’en veux d’ta board des années 30 ! ». Je ne pouvais dire non à une si belle offre, surtout pour ce prix (environ 0 euros !!!)
Les semaines passèrent et l’histoire se tassa quelque peu. Et puis avant-hier, cette collègue me relança avec un bon vieux : « Dis donc, ça te botte toujours la planche de mon cousin ? ». Ma réponse ne se faisant attendre, et nous partîmes 500 … euh non non, 5000 … ou 2 … enfin bref, nous partîmes en opération récupération, et je me retrouva face à une petite merveille.
Jugez plutôt :





Bon c’est vrai qu’au premier abord, l’état général est plutôt moyen, mais elle à quand même de la gueule. Un bon vieux single en forme de table à repasser. J’étais justement à la recherche d’un shape oldschool… Et là, mieux que du néo-rétro, c’est du vrai rétro, avec la poussière d’époque et tout et tout …
J’étais aux anges. Je m’empressa alors de rentrer chez moi pour nettoyer cette belle trouvaille et aussi me jeter sur le net pour trouver plus d’info sur le nom inscrit sur le dessus : JOEL ROUX ! A priori ce nom ne me disait rien, et pourtant …
Après quelques cyber-recherches, je réalise que j’ai entre les mains, une planche shapée par un des premiers shapers français (« Joël Roux, premier shaper français des années 70 ne travaille plus le pain de mousse mais le bois, le métal et la peinture acrylique. Ces œuvres, qui n’ont pas grand-chose à voir avec le surf, si ce n’est l’inspiration que Joël puise durant une petite session de surf à la côte des basques, sont très cotées dans les milieux artistiques »). WHAOUUU, me dis-je ! Quelle chance, en cette année de cinquantenaire du surf en France de retrouver une planche de cette époque.
Cette planche est donc plus bourrée d’histoire que de mousse. Une véritable œuvre d’art en quelque sorte.
L’objectif principal est donc maintenant de lui redonner une deuxième jeunesse. Pour cela, je vais essayer de rentrer en contact avec le créateur de ce bijou pour en savoir plus sur ce modèle, dans le but de lui faire retrouver le chemin des vagues (qui doit bien lui manquer !!!), et ressentir ce qu’ont pu ressentir les pionniers du surf en France, en chevauchant de telles engins.
Si vous possédez quelques infos ou de bons contacts dans ce domaine, je suis preneur …





